Sélection Rosebul – Février 2017

Deux albums ont fait l’unanimité au sein de l’équipe pour ce mois de février 2017 : Gus / Happy Clem par Christophe Blain chez Dargaud et La malédiction de Gustave Babel par Gess chez Delcourt.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Happy Clem – Gus Tome 4

Bien que la bande se soit séparée, Gus Flynn, le cowboy au long nez, est de retour aux affaires. Cependant, traumatisé par la bosse qui orne désormais son appendice nasal – héritage d’une rixe précédente – notre braqueur ressent désormais une appréhension certaine avant de sauter sur des trains en marche pour les dévaliser. En passe de devenir la risée de ses collègues de travail, Gus va devoir régler ses états d’âmes pour reconquérir sa gloire passée. Un seul remède, le plomb. Et dans ce domaine, Gus est un instinctif.

Pendant ce temps, Clem a décidé de se ranger des affaires. Fort du magot glané à El Dorado, il a décidé de se consacrer à son épouse et à sa fille, la délicieuse Jamie. Ayant acquis une luxueuse maison à San Francisco, il a ouvert une quincaillerie. Mais les vieux démons ne sont jamais loin et son personnage de Beau Bandit lui manque. Une rencontre improbable avec un peintre énigmatique – et amateur de dynamite – va lui ouvrir de nouvelles perspectives.

Après huit ans d’absence Gus, Clem et Gratt sont de retour. Toujours aussi rythmée, la série gagne en profondeur avec ce nouvel opus. Le personnage de Clem, dont la psychologie est plus complexe que celle de Gus, ouvre de nouveaux horizons à l’auteur qui parvient avec talent à faire évoluer son intrigue au fur et à mesure de l’avancée en âge de ses personnages. A lire sans hésiter.

La malédiction de Gustave Babel

« La Pieuvre n’oublie jamais. Les seules inconnues étaient où et comment ». Gustave Babel, ancien tueur à gages au service d’une mafia parisienne, a été rattrapé par son destin. Agonisant sur le perron de la demeure argentine où il avait trouvé refuge il y a presque dix ans, Gustave se remémore les étranges évènements qui l’ont conduit à cette extrémité.

Tout a commencé par des actes manqués. Tandis qu’il doit remplir un contrat en Angleterre, Gustave découvre en arrivant sur place que sa victime est décédée deux jours plus tôt. Étrangement, ce coup du sort provoque son premier rêve, ou plutôt son premier cauchemar. dans les mois qui suivent, par deux fois, Gustave va être dans l’incapacité d’accomplir son forfait, ses proies se suicidant ou étant victime d’une explosion avant qu’il ne puisse remplir sa mission. Chaque contrariété lui provoque de nouveaux cauchemars et bientôt, dans les recoins de son esprit, une silhouette menaçante perce les ténèbres, celle de son pire ennemi, l’Hypnotiseur. Dès lors, Gustave n’aura de cesse que de reconstituer le puzzle de son passé.

Superbement mis en scène, parfaitement maîtrisé, La malédiction de Gustave Babel est notre premier grand coup de cœur de l’année. Un récit mêlant onirisme et intrigue policière. Un récit sombre comme nous les aimons, sur les traces d’un homme possédant un don hors du commun, celui de parler toutes les langues du monde. Album indispensable. Dépêchez-vous, il ne reste que peu de premières éditions en vente.

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